vendredi 9 décembre 2016
De rien avoir à dire
Certains travaillent par ennui: de même j'écris , parfois de ne rien avoir à dire. Cette rêverie où se perd tout naturellement l'homme qui ne pense pas, je m'y perds par écrit car je sais rêver en prose. Et il est bien des sentiments sincères, bien des émotions légitimes que je tire du fait même que je n'éprouve rien.
Fernando Pessoa
Le livre de l'intranquillité
p151
jeudi 8 décembre 2016
mercredi 7 décembre 2016
mardi 6 décembre 2016
Un petit cadeau pour Chantal
Mais je crois que j'en ferai d'autres, je viens de découvrir le bouton qui va bien ...
lundi 5 décembre 2016
Comme on marche sur un miroir
Celui-là passe toute la nuit
A regarder les étoiles
En pensant qu'au bout du monde
Y a quelqu'un qui pense à lui
Et cette petite fille qui joue
Qui ne veut plus jamais sourire
Et qui voit son père partout
Qui s'est construit un empire
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête
Qui a volé leur histoire
Qui a volé leur mémoire
Qui a piétiné leur vie
Comme on marche sur un miroir
Celui-là voudra des bombes
Celui-là comptera les jours
En alignant des bâtons
Comme les barreaux d'une prison
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête
Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu'on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d'eux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal
Michel Berger
dimanche 4 décembre 2016
samedi 3 décembre 2016
vendredi 2 décembre 2016
jeudi 1 décembre 2016
mercredi 30 novembre 2016
Reboucher un trou de mémoire
Je me demande où va le temps qui passe.
Je me demande s’il est possible de reboucher un trou de mémoire.
Je me demande si demain j’aurai encore quelque chose à me demander.
Je me demande comment je n’y ai pas pensé plus tôt.
Je me demande si une idée ne vient pas de m’effleurer l’esprit.
Je me demande pourquoi je me pose toutes ces questions.
Je me demande ce que les autres se demandent.
Je me demande s’il est possible de reboucher un trou de mémoire.
Je me demande si demain j’aurai encore quelque chose à me demander.
Je me demande comment je n’y ai pas pensé plus tôt.
Je me demande si une idée ne vient pas de m’effleurer l’esprit.
Je me demande pourquoi je me pose toutes ces questions.
Je me demande ce que les autres se demandent.
(Pierre Barachant, Je me demande, éditions l’Atelier du Hanneton, 2005 *).
Source : Lichen revue de poésie
Source : Lichen revue de poésie
mardi 29 novembre 2016
lundi 28 novembre 2016
dimanche 27 novembre 2016
samedi 26 novembre 2016
vendredi 25 novembre 2016
jeudi 24 novembre 2016
On essaie de faire des pulls avec dix ficelles
Artiste
Nous naissons tous fous avec une vie pour guérir
Tant qu'une belle vérité reste à conquérir
Trouver l'idée qui marche deux cent ans
L’impression de le faire en plaisantant
Accueillis comme des clowns pas drôles
A la profonde parole des puits de pétrole
Avant que la fortune soit subite
Tous les génies étaient stupides
Couver le feu dans la glace qu'on s'y réunisse;
Des fois; excusez nous la réussite
Ceux qui n’aiment pas n’ont qu’à le faire d’abord
Allez mettre plus de dix personnes d’accord
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Il faut plus que des qualités
Pour modestement changer l'Humanité
Devenir la première personne des singuliers
Se passe rarement de façon régulière
Et de l’œuvre, comment chiffrer la valeur
Lors qu’à table le succès devient l'avaleur?
Le suspense des prochains loyers
Peut causer des problème de loyauté
Artiste être droit dans ses bottes
Être des trois sur dix milles, et garder ses potes
Pouvoir rebondir en abondance
En gardant votre sourire et puis tant qu’on danse
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Exister grâce à quelques fans
Pas de milliers d’amis ni de centaines de femmes
Une vie de famille acrobatique
Artiste, c'est pour ça qu'elle t'aime et puis te quitte
La peur d'être archivé parce qu’on fait moins bien
Appartenir au passé d'un succès lointain
Y mettre toute son âme et si c'est nul
Comprenez que les critiques soient malvenues
Le temps guette, les nouveaux arrivent
Tant de poissons vont s’y ronger la griffe
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Nous naissons tous fous avec une vie pour guérir
Tant qu'une belle vérité reste à conquérir
Trouver l'idée qui marche deux cent ans
L’impression de le faire en plaisantant
Accueillis comme des clowns pas drôles
A la profonde parole des puits de pétrole
Avant que la fortune soit subite
Tous les génies étaient stupides
Couver le feu dans la glace qu'on s'y réunisse;
Des fois; excusez nous la réussite
Ceux qui n’aiment pas n’ont qu’à le faire d’abord
Allez mettre plus de dix personnes d’accord
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Il faut plus que des qualités
Pour modestement changer l'Humanité
Devenir la première personne des singuliers
Se passe rarement de façon régulière
Et de l’œuvre, comment chiffrer la valeur
Lors qu’à table le succès devient l'avaleur?
Le suspense des prochains loyers
Peut causer des problème de loyauté
Artiste être droit dans ses bottes
Être des trois sur dix milles, et garder ses potes
Pouvoir rebondir en abondance
En gardant votre sourire et puis tant qu’on danse
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Exister grâce à quelques fans
Pas de milliers d’amis ni de centaines de femmes
Une vie de famille acrobatique
Artiste, c'est pour ça qu'elle t'aime et puis te quitte
La peur d'être archivé parce qu’on fait moins bien
Appartenir au passé d'un succès lointain
Y mettre toute son âme et si c'est nul
Comprenez que les critiques soient malvenues
Le temps guette, les nouveaux arrivent
Tant de poissons vont s’y ronger la griffe
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Pour trouver ce truc qui nous la rend si belle
Artiste c'est pas difficile
On essaie de faire un pull avec dix ficelles
Tu peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle
Abdoulaye Diarra • © Warner/Chappell Music, Inc
mercredi 23 novembre 2016
mardi 22 novembre 2016
lundi 21 novembre 2016
L'algèbre des mélancolies
Confessions d'un Never Been
Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre les draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille et l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'Amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Je rêve d'être flambé au dessus du Vésuve
Et me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine et d'acide cortical
Je dégaine mon walter PPK de service
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Bien vibré, bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'Oméga Queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniaque
D'un sturm und drang sans fin, au bout du never-been
Fac-similé d'amour et de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown.
Se vautrent dans l'algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre les draps poisseux des siècles d'insomnie
Ça sent la vieille guenille et l'épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu'on appelle l'Amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Je rêve d'être flambé au dessus du Vésuve
Et me défonce au gaz échappé d'un diesel
À la manufacture métaphysique d'effluves
Où mes synapses explosent en millions d'étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j'embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine et d'acide cortical
Je dégaine mon walter PPK de service
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown
Bien vibré, bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d'Oméga Queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d'ammoniaque
D'un sturm und drang sans fin, au bout du never-been
Fac-similé d'amour et de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l'évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental
J'ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock'n'roll cartoon
J'ai volé mon âme à un clown
Un clone au coeur de cône du rêve baby baboon
J'ai volé mon âme à un clown.
dimanche 20 novembre 2016
samedi 19 novembre 2016
vendredi 18 novembre 2016
Et range ton arme, ton caillou
AVANT QUE JE M'ENNUIE
Chérie si tu veux que ça bouge
Si tu veux que ça m'émeut
Si tu veux que nous,
On refasse du feu
Si tu as envie
Et Si tu veux que je moi aussi
Chérie si tu cherches moi
Si tu veux de l'appui
Si tu veux du poids
Si tu veux que la nuit
Je me mets sur toi
Oui si tu veux qu'avec toi je crie
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Chérie sors de ton trou
Montre-moi ta flamme,
Oui montre-moi tout
Si t' es une femme montre-moi dessous
Montre-moi tes charmes, jusqu'au bout
Oh oui donne-moi ton goût
Moi que tu affames
Donne-moi ton cou
Si tu veux que je brame
Mets-toi à genoux
Et range ton arme, ton caillou
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Si tu veux que ça m'émeut
Si tu veux que nous,
On refasse du feu
Si tu as envie
Et Si tu veux que je moi aussi
Chérie si tu cherches moi
Si tu veux de l'appui
Si tu veux du poids
Si tu veux que la nuit
Je me mets sur toi
Oui si tu veux qu'avec toi je crie
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Chérie sors de ton trou
Montre-moi ta flamme,
Oui montre-moi tout
Si t' es une femme montre-moi dessous
Montre-moi tes charmes, jusqu'au bout
Oh oui donne-moi ton goût
Moi que tu affames
Donne-moi ton cou
Si tu veux que je brame
Mets-toi à genoux
Et range ton arme, ton caillou
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'ennuie
Avant que je m'enfuie
Avant que je m'enfuie
Mathieu Boogaerts
jeudi 17 novembre 2016
Quelle autre solution que se dissoudre
FAITES VENIR
Dans ma cornue
J'y ai versé
Six gouttes de ciguë
Un peu d'espoir
Ça d'épaisseur
Et j'ai touillé
Du fond de ma boutique
Monte un cantique
Un hymne à l'amour aurifère
Ébullition
Réaction
Faites monter l'arsenic
Faites monter le mercure
Faites monter l'aventure
Au-dessus de la ceinture
Et les pépites
Jetez les aux ordures
Dans ma cornue
J'y ai versé
Une pincée d'orgueil
Mal placé
Un peu de gâchis
En souvenir de ton corps
Dans ma cornue
J'y ai coulé
Une poignée d'orages
Dans ma cornue
J'y suis tombé
Quelle autre solution
Que de se dissoudre
Faites monter l'arsenic
Faites monter le mercure
Faites monter l'aventure
Au-dessus de la ceinture
Et les pépites
Jetez les aux ordures
Dans les faubourgs
Je décante
Le soir à la lune montante
Au matinée reprends connaissance
Ébullition
Réaction
Faites monter l'adrénaline
Faites monter le mercure
Faites monter l'aventure
Au-dessus de la ceinture
Et les pépites
Jetez les aux ordures
Faites monter
Faites monter
Faites monter l'adrénaline
Faites monter le mercure
Faites monter l'aventure
Au-dessus de la ceinture
Faites monter
Faites monter
Alain Bashung, Ludovic Bource, Jean Marie Fauque
mercredi 16 novembre 2016
mardi 15 novembre 2016
lundi 14 novembre 2016
dimanche 13 novembre 2016
La solitude solitaire
Je ne prétends pas qu'avec un enfant on soit moins seule... Au contraire ! Quand une femme a mis un enfant au monde, qu'il soit tout petit, ou qu'il soit " devenu grand", elle entre dans une autre solitude terrible. Une solitude faite de jubilation et d'inquiétude. Il n' y a pas de mots pour ça ! Un mélange de bonheur et de détresse. Une fierté immense, idiote. Un sentiment de fragilité des êtres. Un souci qui peut la rendre folle et dont elle ne parle pas. Tout en sachant que les autres mères ont ça aussi dans le ventre. Les femmes qui n'ont pas eu d'enfant ne connaissent que la solitude solitaire. La même que les hommes. Pas cette solitude terrible des mères.
Pierre Péju
La diagonale du vide
samedi 12 novembre 2016
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