dimanche 28 juillet 2024
Se regarder dans les yeux
samedi 4 mars 2023
Même le passé est imprévisible
On ne parle pas trop
On évoque
On tourne autour du pot
On évite
On n'a pas les mots
Aujourd'hui déjà
On se joue du violon
On dit oui
Pour ne pas dire non
On sourit
Mais l'œil en dit long
Sera comment l'avenir
Quoi sera mieux
Sera comment l'avenir
Qui nous attire
Aujourd'hui déjà
On ne touche pas
Ça casse
On prend pas dans les bras
On embrasse
Les mains derrière le dos
Aujourd'hui déjà
On ne voit ni loin ni haut
Ni mal ni bien ni beau
Alors on tend les mains
On agite un drapeau
Sera comment l'avenir
Quoi sera pire
Sera comment l'avenir
Qui saura dire
Sera comment l'avenir
Quoi sera mieux
Quoi sera pire
Sera comment l'avenir
Qui nous attire
Aujourd'hui déjà
Aujourd'hui je sais
Je prédis
Rien n'est impossible
Je le sais
Même le passé
Est imprévisible
lundi 18 juillet 2022
Image fantôme
Ta photo sur la bibliothèque tombe toute seule
Il n'y a pas de vent, pas de courant d'air
C'est une main sans poignet
Sans corps qui la jette vers moi
Sans rien déranger d'autre
Pour me faire entendre au bruit
C'est la main de l'oubliTa photo est tellement làDepuis si longtemps que j'oublie toujours que tu es resté làImage fantôme vole toujours plus étrangementPour caresser mes pieds ou faire un peigne à mes cheveux
Jane Birkin
dimanche 21 mars 2021
L'un de nous ne peut avoir tort
I lit a thin green candle, to make you jealous of me.
But the room just filled up with mosquitos,
They heard that my body was free.
Then I took the dust of a long sleepless night
And I put it in your little shoe.
And then I confess that I tortured the dress
That you wore for the world to look through.
I showed my heart to the doctor: he said I just have to quit.
Then he wrote himself a prescription,
And your name was mentioned in it!
Then he locked himself in a library shelf
With the details of our honeymoon,
And I hear from the nurse that he's gotten much worse
And his practice is all in a ruin.
I heard of a saint who had loved you,
So I studied all night in his school.
He taught that the duty of lovers
Is to tarnish the golden rule.
And just when I was sure that his teachings were pure
He drowned himself in the pool.
His body is gone but back here on the lawn
His spirit continues to drool.
An Eskimo showed me a movie
He'd recently taken of you:
The poor man could hardly stop shivering,
His lips and his fingers were blue.
I suppose that he froze when the wind took your clothes
And I guess he just never got warm.
But you stand there so nice, in your blizzard of ice,
Oh please let me come into the storm.
Léonard Cohen
samedi 6 février 2021
Je suis en colère et je suis fatigué tout le temps
I sit at your table every night
I try but I just don't get by with you
I wish there was a treaty we could sign
I do not care who takes this bloody hill
I'm angry and I'm tired all the time
I wish there was a treaty,
I wish there was a treaty
Between your love and mine
We sold ourselves for love but now we're free
I'm so sorry for that ghost I made you be
Only one of us was real and that was me
That any liar couldn't say as well
I just can't believe the static coming on
You were my ground, my safe and sound
You were my Ariel
We sold ourselves for love but now we're free
I'm so sorry for that ghost I made you be
Only one of us was real and that was me
He shed his scales to find the snake within
But born again is born without a skin
The poison enters into everything
I do not care who takes this bloody hill
I'm angry and I'm tired all the time
I wish there was a treaty,
I wish there was a treaty
Between your love and mine
Leonard Cohen
dimanche 13 décembre 2020
Les enfants soldats dans les montagnes algériennes
Âme fifties
Un ballon qui s’ennuie
Sur la plage de Crotoy
Des gens qui rient
Ils ont un p’tit peu froid
Ces gens de Paris
Sur la plage du Crotoy
En face de Saint-Valery
Les premiers baisers sages
Qui rendent fiers
Dans les cabines de plage
Derrière
Âme Fifties
Âme Fifties
André Verchuren
Les enfants soldats
Dans les montagnes algériennes
La Picardie est belle
Sur la route ravie
En Aronde « Plein Ciel »
Qui rentre à Paris
Âme Fifties
Âme Fifties
Rue Campagne-Première
Personne le ramasse
Quand il tombe par terre
« Qu’est ce que c’est deguelasse »
Au salon d’l’auto
« Touche pas au grisby, ducon »
Dans sa Vedette Vendôme
Gabin bougon
Jeanne la fatale
File au festival à 200 à l’heure
Dans le train Mistral
Y a un coiffeur
Âme Fifties
Âme Fifties
Jean-Claude, Bernard
Marie-Claude, Gérard
Monique, Frégate Transfluide
Vedette Abeille, Patrick, Peugeot 203
Monique, Alain, Françoise, 4Cv Renault
Quand c’est l’heure exquise
Vient sous la marquise
Dans un verre de Gin fizz
Une légère brise
Musique de Alain SOUCHON, Pierre SOUCHON
© LES EDITIONS ALAIN SOUCHON - 2019
dimanche 8 novembre 2020
Hasard de ma play list
France culture
Il ne m'a pas
appris l'anglais
Il ne m'a pas appris l'allemand
Ni même le français correctement
Elle ne m'a pas parlé des livres
De l'histoire des idées
Pas de politique à suivre
Pas de mouvements de pensée
Elle ne m'a rien montré de pratique
Ni cuisine, ni couture
Faire monter une mayonnaise
Monter une SARL, tenir un intérieur
Il ne
connaissait pas grand chose en mathématiques
Ni équation de Schrödinger
Mais pour être honnête
On a veillé à ce que je perfectionne mon revers à deux mains
Que je fléchisse bien sur mes jambes, mais ça n'est pas resté
Ça n'est pas rentré
On m'a donné un modèle libéral, démocratique
On m'a donné un certain dégoût
Disons désintérêt de la religion
Mais il ne m'a pas dit à quoi servait le piano
Ni le cinéma français qui pourtant le faisait vivre
Elle ne m'a pas dit comment elle s'était mariée, trompée, séparée
Ni donné d'autre modèle à suivre
On m'a pas parlé
de Marx, rival de Tocqueville
Ni Weber, ennemi de Lukacs
Mais on m'a dit qu'il fallait voter
Elle n'a pas caché l'existence mais a tue celle de Rousseau
De Proust, de Mort à Crédit
Ils n'ont fait aucun commentaire sur mai 68
Ni commentaire sur la société du spectacle
Mais ils savaient que Balzac était payé à la ligne
Et qu'on pouvait en tirer un certain mépris
Ils ne
connaissaient pas d'histoires de résistance ou de Gestapo
Mais quelques arnaques pour payer moins d'impôts
Ils se souvenaient en souriant de la carte du PC de leur père
Mais peu de De Gaulle, une blague sur Pétain, rien sur Hitler
Ils avaient connu le monde sans télévision mais n'en disait rien
Ils n'avaient pas voulu que je regarde Apocalypse Now
Mais je pouvais lire Au cœur des ténèbres
Je ne l'ai pas lu, on ne m'a pas dit que c'était bien
On m'a pas dit
comment faire avec les filles
Comment faire avec l'argent, comment faire avec les morts
Il fallait trouver comment vivre avec demi-frère, demi-sœur
Demi-mort, demi-compagne, maîtresses et remariés
Alcoolique, pas français
Fils de gauche tu milites, milites
Fils de droite, hérite, profite
On ne m'a pas
donné de coups
On m'a sans doute aimé beaucoup
Il n'y avait pas de choses à faire
À part, peut-être, polytechnicien
Il n'y avait pas de choses à ne pas faire
À part, peut-être, musicien
Elle m'a fait sentir que la drogue était trop dangereuse
Il m'a dit que la cigarette était trop chère
Elle m'a dit qu'une fois elle avait été amoureuse
Elle ne m'a pas dit si ça avait été de mon père
Elle m'a pas dit
comment faire quand on se sent seul
Il ne m'a pas dit qu'entre vieux amis, souvent, on s'engueule
On s'embrouille, que tout se brouille, se complique, qu'il faudrait faire sans
Elle ne m'a rien dit sur Freud et j'ignore Lacan
Pas de conseils ni de raison pratique
Pas de sagesse des familles, pas d'histoires pour faire dormir les enfants
Pas d'histoires pour faire rêver les grands
Il ne soufflait
mot de la Nouvelle Vague
Et de tout ce qu'on voyait avant
Mais parlait du Louvre comme d'un truc intéressant
On disait rien sur Michel Sardou
Mais on devait aimer Julien Clerc
On m'a parlé d'un concert
Sinon, je ne sais rien des pauvres
Je ne sais rien des restes d'aristocrates
Je ne sais rien des gauchistes
Je ne sais rien des nouveaux riches
On ne parlait pas de cathos, ni de juifs
Ni d'arabes
Il n'y avait pas de Chinois
Elle trouvait que les Noirs sentaient
Elle n'aimait pas les odeurs
Lui, lui s'en foutait
Paroliers : Arnaud Fleurent-Didier
vendredi 23 octobre 2020
Mais on oublie la détresse de son voisin
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On ne pleure plus, paraît-il
On avale tout, c'est facile
On ne dit plus rien
Lorsqu'on vous crache dessus
On reste serein, la colère
C'est mal vu
On est poli, poli
On tend son cul, merci merci
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On ne s'aime plus, paraît-il
On dit que l'amour est fragile
On est très moderne,
On laisse sa liberté
Mais on fait les poches
Aussitôt le dos tourné
On est copain, copain
On ne se raconte rien, plus rien
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On connaît tout par le journal
Mais les mots, ça ne fait pas mal
On est toujours plus ému
Par ce qui est loin
Mais on oublie la détresse
De son voisin
On est bistrot, bistrot
On ne se connaît pas trop, pas trop
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On mélange les accidents,
Les princesses et leurs prétendants
On ne dit plus rien
Lorsque des enfants ont faim
Mais on ouvre sa bourse
Pour sauver des chiens
On est toutou, toutou
On a bon cœur, c'est tout, c'est tout
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On ne pleure plus, paraît-il
On rigole, c'est plus facile
On n'écoute plus
Les poètes, les errants
On leur dit "Taisez-vous,
Vous n'êtes pas marrants."
On est télé, télé
On est si fatigué de penser
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On va à la messe, au caté
Ou bien on bouffe du curé
Mais on chante en chœur
Il est né le divin enfant
On va tous ensemble au muguet
Quand il est blanc
On est païen, païen
Dieu reconnaîtra les siens, c'est bien
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On est toujours comme on n'est pas
Un jour c'est triste, un jour ça va
On essaye bien
Mais on n'a jamais le temps
On croit tenir la fleur
Mais on meurt mécontent
On est paumé, paumé
Et si on pouvait s'aimer, s'aimer
Être ensemble pour pleurer
Avoir le temps de pleurer...
samedi 5 septembre 2020
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Prêt à tomber dans l'oreille d'un bavard
Elles aiment bien le manger tout cru
Les grandes bouches, sale histoire
Il plaît aussi aux cagoles
Il s'invite aux soirées mondaines
Aux apéros dînatoires
Au bureau dans les couloirs
Il fait son chemin, qui?
On dit qu'il vient de loin, qu'il a beaucoup voyagé
De bouches à oreilles
De bouches à bouches, il s'est noyé
Sur les langues de vipères, il dit pas toujours vrai
Il parle bla bla bla
Est ce que tu connais?
Ça fait bla bla bla bla bla bla bla
Bla bla bla bla bla bla bla, ha ha ha
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
À côté des stars en dépression, en dépression
Tirer le portrait de Bieber
Parce qu'il sait que ça gagne beaucoup de pognon
Faire de la haute coutume pour Sandrine
Lui tailler son plus beau costume
Dire à toutes ses anciennes copines
Qu'elle a encore triplé de volume
On dit qu'il vient de loin, qu'il a beaucoup voyagé
De bouches à oreilles
De bouches à bouches, il s'est noyé
Sur les langues de vipères, il dit pas toujours vrai
Il parle bla bla bla
Est ce que tu connais?
Ça fait bla bla bla bla bla bla bla
Bla bla bla bla bla bla bla, ha ha ha
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
Putain la meuf elle pé-pom mon style (Ah ouais?)
J'sais pas où elle l'a trouvé celui là
Alors qu'en vrai elle est cheum (Ah ouais?)
Elle avait une grosse crotte de nez
T'sais qu'elle s'est refaite faire les seins (Ah ouais?)
En vrai elle en a une toute petite
Bla bla bla bla bla bla bla, ha ha ha
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
Bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
Si t'entends pas le bla bla bla bla bla
Ça veut dire qu'il parle de toi ah ah ah ah ah
samedi 13 juin 2020
Au-dessus de la ceinture
Même si c'est louche
Puisque ma langue
A le goût de ta vertu
De ton honneur perdu
Non pas sur les lèvres
Même si j'en rêve
Même si je tremble
Et bien que mon cœur soit nu
Mon âme est revêtue
De pudeur et d'impudence
Sans te faire offense
Mieux ne vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Même sous la douche
Même si c'est dur
Je te mordrai
C'est promis
Tous les coups sont permis
Non, pas sur les lèvres
Même pas en rêve
A sang pour sûr
Ou tu mangeras ton pain gris
Mon cœur est endurci
Ne tire pas sur l'ambulance
Garde la potence
Plus rien n'a plus d'importance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Je sais, je touche
Le fond du lac
Le temps des cerises est mort
Le diable est dans le corps
Non, pas sur les lèvres
Non c'est pas mièvre
C'est pas le trac
Mais je préfère me donner crue
Sans revers, ni refus
Rendons nous à l'évidence
Tout est cuit d'avance
Mieux vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non pas sur la bouche
Je sais c'est louche
Puisque ma peau
A l'odeur de ton odeur
Au dehors il fait chaud
Non, pas sur les lèvres
Jamais de trêve
Et pas d'assaut
Le bonheur est dans l'attente
Entre le sol et le ventre
Entre l'oubli et l'oubli
Bel oiseau du paradis
Joue plutôt aux jeux interdits
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
dimanche 19 avril 2020
Pourtant, il suffit d'un regard
C'est vrai, l'hiver dure trop longtemps
C'est vrai, sans toi, la neige, le gel, les coups de vent
En plein cœur d'avril s'éternisent
Les mois s'étirent, se ralentissent
Jusqu'au plus profond de l'ennui
L'ennui, c'est qu'tous les chats sont gris
Sans toi, toutes les couleurs se fanent
En une fine pellicule de poussière un peu sale
Comment retrouver le temps d'une danse
Tous les clichés d'une romance ?
Et commencer oser faire rimer l'amour
L'amour avec dernier recours ?
Et si ce n'est pas pour demain, eh bien j'attendrai
Et si ce n'est pas pour demain, qu'importe, j'attendrai le jour d'après
Et si ce n'est pas pour demain, alors j'attendrai le jour d'après
Un millier d'années, un éclat de verre, milliers de larmes
Une éclairciePourtant, il suffit d'un regard
Brillant, brillante étoile d'un soir
Comme un marin mis sur le sable
Un sirène m'a laissé en rade
Il est temps de hisser la voile, le cap
Sur une île de hasardEt si ce n'est pas pour demain, eh bien j'attendrai
Et si ce n'est pas pour demain, qu'importe, j'attendrai le jour d'après
Et si ce n'est pas pour demain, alors j'attendrai le jour d'après
Un millier d'années, une pluie de rêves, un arc-en-ciel
Dans un millier d'années
Oh, mercy, mercy
I'm so scared
Juste un sourire dans un millier d'années
I'm so scared
Oh, mercy, mercy
I'm so scared
Plus au sud, une île
Oh, mercy, mercy
I'm so
vendredi 20 mars 2020
Lavons nous de la boue
Oh mais c'est encore vous mon cher
Oh mais c'est encore vous mon cher"
Me dit-elle tout à coup
Me dit-elle tout à coup
Oh je me sens de vous prisonnière
Oh je me sens de vous prisonnière
Faites de moi ce que vous
Faites de moi ce que vous
Donnons-nous rendez-vous à la rivière
Donnons-nous rendez-vous à la rivière
Lavons-nous de la boue
Lavons-nous de la boue
Prenez-moi dans vos bras mon cher
Prenez-moi dans vos bras mon cher
Et oublions tout
Et oublions tout
Et tenons-nous debout dans la lumière
Et tenons-nous debout dans la lumière
Soyons prêts à tout
Soyons prêts à tout
Il en va de la vie, de nos mères
Il en va de la vie, de nos pères
Il en va de nous
Il en va de nous
Oh je me sens de vous prisonnière
Oh je me sens de vous prisonnière
Faites de moi ce que vous
Faites de moi ce que vousPhilippe Djian / Stephan Eicher
lundi 27 janvier 2020
Il n'a pas un prénom de fleur
A les cheveux qui s'en vont
Et ses grosses mains d'étrangleur
Sentent le savons
Hyacinthe, Hyactinthe
J'refuserai sont parapluie
Et j'prendrai pas l'ascenseur
Tout seul avec lui
Hyacinthe, Hyacinthe
Même s'il propose des cachous
Même si j'me sens en famille
En présence d'un fou
Hyacinthe
Quand un oiseau du seigneur
Dans ses grosses mains d'étrangleur
Vient manger des miettes
Hyacinthe, Hyacinthe
Thomas Fersen
lundi 11 novembre 2019
Comme s'il y avait un peu de craie dans l'encrier
Sur un cahier quadrillé
Et quand la guerre était terminée
Il était quatre heures et quart
Et l'on tournait les pages
Et puis tout s'effaçait
Comme s'il y avait un peu de craie
Dans l'encrier
Vers la fin de la journée
Et quand il s'arrêtait de parler
On se passait de buvard
Plus on tournait les pages
Et plus on oubliait
Comme s'il y avait un peu de craie
Dans l'encrier
Sur la guerre inachevée
Et comme si rien ne s'était passé
On a déserté l'histoire
On a sauté les pages
Et tout s'est effacé
Comme s'il y avait un peu de craie
Dans l'encrier
mercredi 9 janvier 2019
J'allais rue du Cherche-Midi, il allait dans le sens inverse
J'allais rue du Cherche-Midi
Il allait dans le sens inverse
Ce lundi
Au milieu de l’averse
Je portais le poids de la vie
Il portait sans doute une veste
Par-dessous son par-dessus
Y aller, aller lui parler
Monsieur vos mélodies
Font pleurer mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
Vous ne savez pas qui je suis
Mais je sais un peu qui vous êtes
Où je suis
A travers vous peut-être
En traversant je dis “Merci”
Mais je n'ai pas levé la tête
J’ai rougi d'avoir rougi
Y aller, aller lui parler
Monsieur vos mélodies
Font pleurer mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
Y aller, mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
J'ai croisé décroisé
Tant de chanson depuis
J'allais rue du Cherche-Midi
Il allait dans le sens inverse
Ce lundi
Au milieu de l’averse
dimanche 23 décembre 2018
Il engueule ses glaïeuls
Comme un ours
On raconte qu'il vit seul
Depuis si longtemps
Qu'il engueule ses glaïeuls
Comme si c'étaient ses enfants
On raconte que le soir
Il met deux couverts
Et prépare le dîner
À son pote imaginaire
Comme un ours bipolaire
Un ermite en colère
En apesanteur
Entre les deux hémisphères
Dans ses jours amers
Son regard se perd
Entre l'eau et le feu
Qui clashent
Dans sa chair
On raconte qu'elle vit seule
Depuis si longtemps
Qu'elle console son aïeul
Comme s'il était vivant
Toutes ses âmes sœurs
Se sont évanouies
Au fin fond du néant
De son âme envahie
Par des ours bipolaires
Des ermites en colère
En apesanteur
Entre les deux hémisphères
Dans ses jours amers
Son regard se perd
Entre l'eau et le feu
Qui clashent
Dans sa chair
Ours bipolaires
Ermites en colère
Ils n'étaient pas
Les seules âmes seules ici-bas
Mais les solitaires
Ne se rencontrent pas
Ils n'étaient pas les seuls
À faire de leur lit
Une base arrière
À la mélancolie
Comme ces ours bipolaires
Ces ermites en colère
En apesanteur
Entre les deux hémisphères
Dans tes jours amers
Ton regard se perd
Entre l'eau et le feu
Qui clashent
Dans ta chair
Ours bipolaires
Ermites en colère
En apesanteur
Entre les deux hémisphères
Dans tes jours amers
Ton regard se perd
Entre l'eau et le feu
Qui clashent
Dans sa chair
Paroliers : Alexis Djoshkounian
mercredi 19 décembre 2018
Chanter, c'est pas vivre mais c'est l'espérer
Tous ces mots terribles qui font des chansons,
Parlant de misère, d'ennui, de prison,
Ne sont que des leurres chassant nos démons
Bâillonnant la peur, pendant un moment
Chanter, c'est pas vivre mais c'est l'espérer
Chanter, c'est survivre quand on est vidé
Vidé de ses illusions, tout nu et tout con
Essoré, déboussolé, cassé, piétiné
Je ne suis ni meilleur ni plus mauvais que vous
Contre vents et marées, envers et contre tout
J'ai, chevillé dans le cœur, un rêve de bonheur,
Un jour nouveau qui se lève chasse mon chagrin
Un geste, un regard, un mot, un ami qui vient,
Deux arbres dressés dans le ciel, la lune et la nuit,
Deux amoureux dans un champ font comme leurs parents
Une fille qui revient d'un voyage très loin
Tous ces mots terribles qui font des chansons...
Une fille qui revient d'un voyage très loin
vendredi 23 novembre 2018
Le monde est plein de ronces
Il dit je ne parle pas et mon cœur brûleJe voudrais traverser ce paysMes yeux sont plein de guerre, ma bouche est sècheEt je n'ai pas d'amisIl dit je viens de la mine dans la villeJe cherche le pardon et l'oubliJ'ai ma bible sur la poitrine, je marche vers les salinesIl dit personne ne m'a vuIl dit que les prières nous sauventMais qu'il ne se met plus à genouxCeux qui m'ont mis au monde ne sont plus en vieIl dit personne sur Terre ne me connaîtJe ne parle pas et j'ai tout donnéLe monde est plein de ronces et ce que je cherchaisJe ne l'ai jamais trouvéIl dit je ne parle pas et mon cœur brûleEt j'ai déchiré mon cahierIl dit j'étais mort au milieu du bétonAujourd'hui je ne rends compte qu'aux étoiles dans le cielEt j'implore le pardonIl dit je n'attendrai pas le paradisEt dieu sait que j'aurai essayéLe monde est plein de roncesEt ce que je cherchais je ne l'ai jamais trouvé
mardi 11 septembre 2018
Un regard qui les sauve
Il y a tant de choses qui donnent juste envie d'un regard qui les sauve.
mardi 17 avril 2018
Au milieu de l'averse
Il allait dans le sens inverse
Ce lundi
Au milieu de l’averse
Je portais le poids de la vie
Il portait sans doute une veste
Par-dessous son par-dessus
Y aller, aller lui parler
Monsieur vos mélodies
Font pleurer mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
Vous ne savez pas qui je suis
Mais je sais un peu qui vous êtes
Où je suis
A travers vous peut-être
En traversant je dis “Merci”
Mais je n'ai pas levé la tête
J’ai rougi d'avoir rougi
Y aller, aller lui parler
Monsieur vos mélodies
Font pleurer mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
Y aller, mais j’ai pas osé
Souchon sous la pluie
J'ai croisé décroisé
Tant de chanson depuis
J'allais rue du Cherche-Midi
Il allait dans le sens inverse
Ce lundi
Au milieu de l’averse

