mardi 8 novembre 2016

Matin d'automne


Grands soirs

Tes grains de beauté dans le dos
Je les ai comptés un par un
Comme les points dans ces jeux idiots
Qu'on relie pour faire un dessin

Et pour ta peau de léopard
Moi j'aurais marché sur les mains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Rappelle toi que l'on riait
Nous étions ivres un jour sur deux
Tu dansais, moi je titubais
Et nous en prenions jusque aux yeux

Mais quand c'est fini c'est trop boire
Quand c'est rendre tout ce trop plein
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?


Et toute la nuit sur cette place
S'embrasser au cœur de la foule
Ta mèche que la brise agace
Comme une petite vague qui roule

Était-ce le vent de l'histoire
La promesse des beaux lendemains
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?

Tes grains de beauté dans le dos
C'est à peine si je m'en souviens
C'est comme les fleurs, comme les photos
C'est comme les vieux horaires de train

C'est comme rangé dans un tiroir
Ça fane, ça jaunit, ça déteint
Que reste-t-il de nos grands soirs
Quand s'en vient le petit matin ?


En savoir plus sur http://www.paroles.net/alex-beaupain/paroles-grands-soirs#WIsbFubTkwbgaocF.99

dimanche 6 novembre 2016

Fils de

Amis nous nous sommes égarés
Nous étions une poignée de bougres à flâner,
le long des faubourgs trop vides
Sur les bancs des dortoirs glacés de la ville 

Issus des rangs de la middle-class, du middle-west
Fumeurs de bangs, blancs comme les neiges éternelles de l'Everest
Zombies qui commentent la voûte céleste

Fils de hippies
Fils de centristes
Fils des enfants de mai 68
Fils de l'idéal, du général
Fils errants dans l'ère Mitterrand
Fils de la bière et du néant
Fils de l'idéal, du général

Amis nous nous sommes égarés
Nous étions une poignée de bougres à glaner
Le son des trains de banlieue,
faisait gronder la terre du milieu

Rien ne tangue à part nos langues assoiffées
du vocable des fables rugueuses où les fées enfuies,
abandonnent les hommes au milieu de la nuit

Fils de hippies
Fils de centristes
Fils des enfants de mai 68
Fils de l'idéal, du général
Fils errants dans l'ère Mitterrand
Fils de la bière et du néant
Fils de l'idéal, du général

Et puis, nous nous sommes éloignés
Dans le temps, nous avons pris bedaine et poignées d'amour
Nos corps oublieux s'affaissaient sur la terre du milieu

Issus des rangs de la middle- class, du middle- west
Fumés par les gangs, méprisés par les ascètes
Assis ont oublié la voûte céleste

Fils de hippies
Fils de centristes
Fils des enfants de mai 68
Fils de l'idéal,du général

Et puis, les avions se sont crashés
Et soudain toute la terre s'est mise à trembler
Mettant à sang et à feu, les deux tours de la terre du milieu

En savoir plus sur http://www.paroles.net/alexis-hk/paroles-fils-de#6CKtmjgtI0Fcom0c.99

Sale temps


samedi 5 novembre 2016

Saint Cochon


Un chat noir dans l'obscurité de la nuit

Attraper un chat noir dans l'obscurité de la nuit est, dit-on, la chose la plus difficile qui soit. Surtout s'il n'y en a pas.
Je veux dire : surtout s'il n'y a pas de chat dans la nuit où l'on cherche.
Ainsi parle un vieux proverbe chinois à la paternité incertaine. Du Confucius. Paraît-il. J'aurais plutôt pensé à un moine japonais ou bien un humoriste anglais. Ce qui revient à peu près au même. (...)
Philippe Forest
Le chat de Schrödinger
(prologue)

jeudi 3 novembre 2016

Mes épaules

Les nouveaux murs de la maison
Sous la peinture et les faux plafonds
Notre futur en question
Le souvenir de mes vies premières
Troupeaux de moutons de poussières
Mes gravats de célibataire
Et cet enfant qui pleure qui mange
Kilos de lait, kilos de langes
Et tout cet amour en échange
J'espère, c'est peu de le dire
J'espère que tout ça va tenir

Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrées
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulées, pas baraquées
Pas balaises

L'amour, l'humour, l'humeur égale
Les deux ampoules sur ton visage
Qui s'illumine quand je pédale
Le poids de mon nom ridicule
De ce fantôme à particule
Qui avance quand je recule
J'espère, c'est peu de le dire
J'espère que tout ça va tenir

Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrées
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulées, pas baraquées
Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulées, pas baraquées
Pas gagné

Si ça tient, tu m'épouses
Pour mes épaules, mes épaules, mes épaules
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulées, pas baraquées
Pour mes épaules, mes épaules, mes épaules
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulées, pas baraquées
Les nouveaux murs de la maison
Sous la peinture et les faux plafonds
Notre futur en question

Written by Albin De La Simone • Copyright © Warner/Chappell Music, Inc

Face au vent


mardi 1 novembre 2016

Photos de familles

Mes parents prenaient des photographies quand nous nous y attendions le moins, et il fallait poser. Lors d'une visite un peu guindée chez des gens que nous connaissions à peine. Nous sommes debout, au fond d'un jardin inconnu, sous les lilas en fleur, le visage perdu d'ombres, moucheté, tacheté. Dans la rue déserte d'un dimanche d'hiver, au bord d'un trottoir, par une lumière grise et pâle. A la fin d'une banale balade sur les quais. Un cargo quittait le port. Ils ne photographiaient pas le cargo, mais nous, les sœurs, contre un mur. Tandis que la corne de brume du remorqueur se perdait vers le nord, tandis que les mouettes déployaient leur vol lent. C'était souvent ainsi, incongru, déplacé. Ils photographiaient hors sujet, à côté. A côté des gens, du paysage, à côté de l'instant, de son émotion.
Anne-Marie Garat
Photo de famille

Trouble de mémoire



vendredi 28 octobre 2016

Je te demande en photo

...
_ tes plus grandes influences , références en photo ?
_ Richard Avedon ,Fra Giovani dit Angelico et John Coltrane !
_ je te demande en photo
_ oui, je t'ai répondu
_ ...
Traduction en esperento global indisponible.
Arto Pazat

Le mur du silence


mercredi 26 octobre 2016

Tenir un journal

Les motivations qui conduisent à tenir un journal sont sans doute aussi diverses que les personnes qui les tiennent ; néanmoins, comme la plupart de nos motivations, nous pouvons supposer qu'elles sont largement inconscientes.
Joyce Carol Oates
Journal 1973-1982
Points p.11

Aux portes du silence



jeudi 20 octobre 2016

Je suis un assassin

Va au carrefour, salue le peuple, baise la terre que tu as souillée par ton péché, et dis tout haut, à la face du monde : Je suis un assassin.
Sonia à Raskolnikov
Crime et châtiment
Dostoievski
épigraphe de " Carthage"
Joyce Carol Oates
 

Avis de passage