jeudi 30 avril 2020
mercredi 29 avril 2020
mardi 28 avril 2020
Faire partie des meubles
Après plus de quarante jours de confinement, je crois que je fais partie des meubles.
(Réminiscence de Georges Perros)
lundi 27 avril 2020
dimanche 26 avril 2020
samedi 25 avril 2020
vendredi 24 avril 2020
jeudi 23 avril 2020
mercredi 22 avril 2020
mardi 21 avril 2020
lundi 20 avril 2020
dimanche 19 avril 2020
Pourtant, il suffit d'un regard
C'est vrai, l'hiver dure trop longtemps
C'est vrai, sans toi, la neige, le gel, les coups de vent
En plein cœur d'avril s'éternisent
Les mois s'étirent, se ralentissent
Jusqu'au plus profond de l'ennui
L'ennui, c'est qu'tous les chats sont gris
Sans toi, toutes les couleurs se fanent
En une fine pellicule de poussière un peu sale
Comment retrouver le temps d'une danse
Tous les clichés d'une romance ?
Et commencer oser faire rimer l'amour
L'amour avec dernier recours ?
Et si ce n'est pas pour demain, eh bien j'attendrai
Et si ce n'est pas pour demain, qu'importe, j'attendrai le jour d'après
Et si ce n'est pas pour demain, alors j'attendrai le jour d'après
Un millier d'années, un éclat de verre, milliers de larmes
Une éclairciePourtant, il suffit d'un regard
Brillant, brillante étoile d'un soir
Comme un marin mis sur le sable
Un sirène m'a laissé en rade
Il est temps de hisser la voile, le cap
Sur une île de hasardEt si ce n'est pas pour demain, eh bien j'attendrai
Et si ce n'est pas pour demain, qu'importe, j'attendrai le jour d'après
Et si ce n'est pas pour demain, alors j'attendrai le jour d'après
Un millier d'années, une pluie de rêves, un arc-en-ciel
Dans un millier d'années
Oh, mercy, mercy
I'm so scared
Juste un sourire dans un millier d'années
I'm so scared
Oh, mercy, mercy
I'm so scared
Plus au sud, une île
Oh, mercy, mercy
I'm so
Marc Seberg / Dominique A
La fragilité
samedi 18 avril 2020
vendredi 17 avril 2020
jeudi 16 avril 2020
mercredi 15 avril 2020
mardi 14 avril 2020
lundi 13 avril 2020
dimanche 12 avril 2020
samedi 11 avril 2020
Affûter sa hache
Si je disposais de six heures pour abattre un arbre, j'en emploierais quatre pour affûter ma hache.
Abraham Lincoln
vendredi 10 avril 2020
jeudi 9 avril 2020
mercredi 8 avril 2020
mardi 7 avril 2020
lundi 6 avril 2020
dimanche 5 avril 2020
Voyager avec sa bibliothèque
Il faudrait pouvoir voyager avec sa bibliothèque comme un escargot avec sa coquille.
Jean Chalon / Journal d'Espagne
samedi 4 avril 2020
vendredi 3 avril 2020
jeudi 2 avril 2020
mercredi 1 avril 2020
mardi 31 mars 2020
lundi 30 mars 2020
dimanche 29 mars 2020
Le voyageur voit, le touriste toure
Le touriste déploie d'infinies ressources d'énergie et de ruse por éviter d'être pris pour un touriste. Au retour, en projetant ses diapositives à ses amis, il leur cache qu'à la même seconde où sa femme l'a photographié devant un koré du Parthénon, elle a du attendre dix-sept minutes afin qu'aucune des deux mille personnes qui prenaient la même photographie ne se trouvent plus dans le champ.
Le touriste parle des touristes comme le service de désinfection parle des rats : Louxor était "infesté" de touristes, qui à la même heure sont en train de dire que Louxor était "infesté" de touristes, qui à la même heure ...
Claude Roy
La fleur du temps
samedi 28 mars 2020
Ils se contentèrent d'y faire quelques allusions
Le lendemain de la conférence, la fièvre fit encore un petit bond. Elle passa même dans les journaux, mais sous une forme bénigne, puisqu'ils se contentèrent d'y faire quelques allusions. Le surlendemain, en tout cas, Rieux pouvait lire de petites affiches blanches que la préfecture avait fait rapidement coller dans les coins les plus discrets de la ville. Il était difficile de tirer de cette affiche la preuve que les autorités regardaient la situation en face. Les mesures n'étaient pas draconiennes et l'on semblait avoir beaucoup sacrifié au désir de ne pas inquiéter l'opinion publique. L'exorde de l'arrêté annonçait, en effet, que quelques cas d'une fièvre pernicieuse, dont on ne pouvait encore dire si elle était contagieuse, avaient fait leur apparition dans la commune d'Oran. Ces cas n'étaient pas assez caractérisés pour être réellement inquiétants et il n'y avait pas de doute que la population saurait garder son sang-froid. Néanmoins, et dans un esprit de prudence qui pouvait être compris par tout le monde, le préfet prenait quelques mesures préventives. Comprises et appliquées comme elles devaient l'être, ces mesures étaient de nature à arrêter net toute menace d'épidémie. En conséquence, le préfet ne doutait pas un instant que ses administrés n'apportassent la plus dévouée des collaborations à son effort personnel. L'affiche annonçait ensuite des mesures d'ensemble, parmi lesquelles une dératisation scientifique par injection de gaz toxiques dans les égouts et une surveillance étroite de l'alimentation en eau. Elle recommandait aux habitants la plus extrême propreté et invitait enfin les porteurs de puces à se présenter dans les dispensaires municipaux. D'autre part, les familles devaient obligatoirement déclarer les cas diagnostiqués par le médecin et consentir à l'isolement de leurs malades dans les salles spéciales de l'hôpital. Ces salles étaient d'ailleurs équipées pour soigner les malades dans le minimum de temps et avec le maximum de chances de guérison. Quelques articles supplémentaires soumettaient à la désinfection obligatoire la chambre du malade et le véhicule de transport. Pour le reste, on se bornait à recommander aux proches de se soumettre à une surveillance sanitaire.
Albert Camus
La peste
1947
Merci à Chantal B. pour son envoi
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