vendredi 5 avril 2019
jeudi 4 avril 2019
mercredi 3 avril 2019
mardi 2 avril 2019
Distraire à tout prix
Un clown est un solitaire, quelqu'un qui fait rire avec ses peurs et qui
est capable de vous mettre face à ses angoisses. Le monde lui fait
tellement peur qu'il essaie à tout prix de distraire.
José Garcia
Boomerang / Augustin Trappenard
28/03/2019
Texte de Bonaventure Gacon, clown Boudu cité par José Garcia
Texte de Bonaventure Gacon, clown Boudu cité par José Garcia
"Aujourd'hui, on dirait que les clowns n'existent plus... Ce ne serait plus qu'une figure, un déguisement.Pourquoi la presse titre " les clowns terrifiants " au lieu de dire que des gens se déguisent en clown pour terrifier ?S’ils s'étaient déguisés en bonnes sœurs auriez vous titré " les bonnes sœurs attaquent ? ".Ces gens qui attaquent et qui font peur ne sont pas des clowns, ils sont déguisés en clown !
Les médias font tranquillement l'amalgame, oubliant ainsi ce long et difficile travail de réhabilitation du clown qui a mis des années à sortir du rôle tarte à la crème qu'on lui réservait. Maintenant il fait peur, il pourrait tuer peut-être. Mais ceux dont vous parlez, ce sont des dérangés qui se gorgent de fictions et profitent des réseaux sociaux pour déverser leur mal être sur des passants. Et ce ne sont pas des solitaires. Le clown, le vrai, est solitaire. Il affronte sa propre peur avec courage parce que c'est son métier de ne pas faire plus que ce qu'il est et d'aller vers les autres sans arme. Le public, dans les salles de théâtre et dans les cirques, le sait, pour l'avoir vécu, mais celui ou celle qui entend que les clowns sont ceux que vous décrivez, jamais plus ils ne viendront voir un spectacle où il y a des clowns.Sous prétexte qu'il y a deux ou trois couillons qui s'amusent avec une image vous fustigez tout le reste, tout un pan de l'histoire du spectacle vivant, de la poésie, du sensible, du cirque, du théâtre. Vous ne parlez que de Stéphane King et de " l'image du clown ". Que faites-vous des vrais clowns qui ont fait l'histoire, le rire, l'art, le cirque, qui eux appartiennent à l'enfance, à l'imaginaire ?Allez hop ! Fellini, Buster Keaton, Pierre Etaix, Devos, Zouc, Grock, Charly Rivel, George Carl, les Fratellini, Coluche, Zavatta et les contemporains comme Arletti, Adèll, Madame Françoise, Gilles Defacque, Zig, Otto et bien d'autres...Allez hop ! tout le monde au placard, à la poubelle, car aujourd'hui « les clowns ne font plus rire personne » et cela juste parce qu'on a volé leurs froques, leurs silhouettes. Vous les médias vous sautez à deux pieds dans le gros gâteau gras. Vous ne défendez pas la culture, la fragilité, la sensibilité ; vous jouez le jeu de ces voyous. Juste l'image, uniquement l'image... Il n'y à plus que ça qui intéresse aujourd'hui. Pour vous l'art n'existe pas !Qu'avons nous fait pour nous retrouver, nous, « Les clowns au pilori » juste parce qu'on nous a volé notre nez, notre costume ?On dirait que l'on ne garde de l'art du clown que l'image, et qui plus est, la plus sordide.La lorgnette par laquelle vous regardez est bien petite et bien triste."Bonaventure Gacon, le 1er novembre 2014.
Note : nous avons enlevé les références des titres de la presse.(trouvé sur le site du Figaro)
lundi 1 avril 2019
dimanche 31 mars 2019
samedi 30 mars 2019
vendredi 29 mars 2019
jeudi 28 mars 2019
mercredi 27 mars 2019
mardi 26 mars 2019
lundi 25 mars 2019
J’ai une forte nostalgie pour l’avenir
La vie peut être définie par les décisions que l’on prend. Sans doute, les plus grandes décisions que j’ai prises peuvent être réduites à une poignée d’exemples. Bien sûr, la première décision importante que j’ai prise a été de m’engager dans la photographie. la seconde était d’utiliser uniquement le Leica; la troisième était de pratiquer le yoga tous les matins; la quatrième était celle de rejeter la photographie commerciale et de me concentrer entièrement à mon travail personnel; la cinquième grande décision a été de partager ma vie avec Mary Jane; la sixième a été de cessé de boire et, plus récemment, la septième passer à la photographie numérique. Et voilà! 80 ans en sept décisions.
J’ai une forte nostalgie pour l’avenir.
Ralph Gibson
dimanche 24 mars 2019
samedi 23 mars 2019
Juste une question d'instrument
J'ai longtemps été fasciné par les pianistes d'ambiance.
Un type qui traîne dans un grand restaurant chic des films américains de l'entre-deux guerres
Un type que personne écoute et qui sert surtout à camoufler ce qu'il se dit à la table d'à côté
Avec style et plus de classe qu'un juke-box
Celui qui fait semblant de se moquer de l'indifférence général...et qui joue pendant des heures
Et la famille est fière de le citer parce que c'est l'artiste de la famille
Mais une fois qu'on a dit ça on sait plus trop quoi dire d'autre
Et on sort des séries d'évidences, de gros lieux communs comme «il est gentil
Mais c'est comme tous les artistes il est feignant». C'est peut-être vrai quelque fois...
Hormis ceux qu'on réussit alors là on dit: «Vous avez du travaillez beaucoup pour en arriver là!»
Un type qui traîne dans un grand restaurant chic des films américains de l'entre-deux guerres
Un type que personne écoute et qui sert surtout à camoufler ce qu'il se dit à la table d'à côté
Avec style et plus de classe qu'un juke-box
Celui qui fait semblant de se moquer de l'indifférence général...et qui joue pendant des heures
Et la famille est fière de le citer parce que c'est l'artiste de la famille
Mais une fois qu'on a dit ça on sait plus trop quoi dire d'autre
Et on sort des séries d'évidences, de gros lieux communs comme «il est gentil
Mais c'est comme tous les artistes il est feignant». C'est peut-être vrai quelque fois...
Hormis ceux qu'on réussit alors là on dit: «Vous avez du travaillez beaucoup pour en arriver là!»
J'ai longtemps voulu être celui que l'on regarde avec un petit sourire plein de circonspection
Parce qu'on le trouve étrange, il est pas comme tout le monde
Celui qu'on comprend pas bien, celui qu'on fait semblant de pas voir quand on le croise
Parce qu'il colle pas avec le décor...
Parce qu'on a peur de tout ce que l'on ne connaît pas, de tout ce que l'on ne comprend pas
Parce que les étrangers que l'on préfère encore c'est les étrangers de couleurs parce qu'on les repère de loin...
Les Pianistes d'ambiances de Charlélie Couture
Parce qu'on le trouve étrange, il est pas comme tout le monde
Celui qu'on comprend pas bien, celui qu'on fait semblant de pas voir quand on le croise
Parce qu'il colle pas avec le décor...
Parce qu'on a peur de tout ce que l'on ne connaît pas, de tout ce que l'on ne comprend pas
Parce que les étrangers que l'on préfère encore c'est les étrangers de couleurs parce qu'on les repère de loin...
Les Pianistes d'ambiances de Charlélie Couture
vendredi 22 mars 2019
jeudi 21 mars 2019
mercredi 20 mars 2019
mardi 19 mars 2019
lundi 18 mars 2019
dimanche 17 mars 2019
Comme une vieille valise
Ma nature individualiste, obstinée, récalcitrante, souvent centrée sur elle-même, et qui doute toujours et qui, lorsque surgissent les problèmes, tente de déceler quelque chose d'amusant, ou de presque amusant, dans la situation. J'ai trimballé ce caractère toute ma vie comme une vieille valise, sur un chemin long et poussiéreux. Je ne trimballe pas ce bagage parce que je l'aime. Il a une allure plutôt minable, il part presque en lambeaux, et surtout, il pèse son poids. Mais je le transporte parce que je ne peux pas faire autrement. Et puis je m'imagine que j'ai fini par m'y attacher. Évidemment.
Haruki Murakami
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond
10-18
p.186
samedi 16 mars 2019
vendredi 15 mars 2019
jeudi 14 mars 2019
mercredi 13 mars 2019
mardi 12 mars 2019
lundi 11 mars 2019
Les fruits immobiles
Se tenir à l’affût, c’est accepter qu’il ne se passe rien.
Il fait froid, on respire mal, on se tait, on se camoufle, on s’annule, on finira par oublier sa propre présence, vertu suprême.
On attend l’animal et, contre le dogme du "tout, tout de suite", il conviendra de préférer le "peut-être, jamais", exercice douloureux pour un homme moderne !
En voyage, l’espace défile et les jours se succèdent avec leur lot d’imprévus. À l’affût, c’est le temps qui imprime ses infimes nuances.
La lune se lève, un rapace trace sa boucle dans le ciel, une colonne de poussière monte, un mammifère apparaîtra peut-être. Rien n’est moins sûr.
Parfois, seul le silence s’offrira à notre patience.
La récompense se tiendra dans l’attente elle-même.
Quand on aime passionnément la vie, on n’exige pas qu’elle se montre. »Sylvain Tesson
Tibet, minéral animal
dimanche 10 mars 2019
samedi 9 mars 2019
vendredi 8 mars 2019
jeudi 7 mars 2019
mercredi 6 mars 2019
mardi 5 mars 2019
lundi 4 mars 2019
dimanche 3 mars 2019
samedi 2 mars 2019
Entre avant hier et ce matin
Cela se passe en général durant les mois en "r" à l'heure où sortent les sangliers, où rentrent les chien mouillés et glapissant. Les acacias dénudés torsadent leur cimes dans les bourrasques. Les escadrilles de nuages balancent en passant des paquets de mer. L'eau s'infiltre sous les portes.
Eric Holder
De loin on dirait une île
Le dilettante
p69
Je viens de découvrir Eric Holder et je vais aller chez le menuisier acheter une nouvelle planche pour ajouter un rayon à ma bibliothèque.
vendredi 1 mars 2019
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